Pourquoi les achats sont devenus un sujet de direction générale
Pendant longtemps, les achats ont été considérés dans de nombreuses PME comme une fonction essentiellement administrative : demander un devis, négocier un prix, passer une commande puis vérifier la livraison.
Ce fonctionnement devient insuffisant lorsque les achats représentent une part importante des dépenses, que les fournisseurs deviennent critiques pour l'activité ou que les délais d'approvisionnement influencent directement les ventes, la trésorerie et la capacité à investir.
Dans ce contexte, les achats ne sont plus seulement un sujet opérationnel.
Ils deviennent un sujet de direction générale.
Prix, dépendance fournisseurs, stocks, conformité, financement, qualité, continuité d'activité et capacité à trouver de nouvelles solutions sont désormais étroitement liés.
Synapse Global Trade accompagne les PME qui souhaitent professionnaliser cette partie de leur activité sans nécessairement créer immédiatement une direction achats interne.
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Pourquoi les achats deviennent-ils stratégiques dans une PME ?
La réponse est simple : parce qu'ils influencent directement plusieurs décisions majeures du dirigeant.
Les achats peuvent avoir un impact sur :
- la marge
- la trésorerie
- le besoin en fonds de roulement
- la capacité d'investissement
- la continuité d'activité
- la qualité du produit final
- la satisfaction client
- les délais de livraison
- les risques réglementaires
- la compétitivité de l'entreprise
Lorsqu'un fournisseur augmente ses prix de 12 %, livre avec trois semaines de retard ou devient incapable de produire une référence critique, le problème ne concerne plus uniquement la personne qui passe les commandes.
Il concerne directement la direction.
À partir de quand les achats doivent-ils remonter au dirigeant ?
Tous les achats ne méritent évidemment pas l'attention de la direction générale.
Le dirigeant n'a pas besoin de valider chaque carton de fournitures de bureau.
En revanche, certains achats deviennent stratégiques lorsqu'ils réunissent plusieurs caractéristiques :
- montant important ;
- impact direct sur la production ou les ventes ;
- fournisseur difficile à remplacer ;
- délai d'approvisionnement long ;
- produit spécifique ou personnalisé ;
- risque réglementaire ;
- forte immobilisation de trésorerie ;
- concentration sur un seul fournisseur ;
- absence de solution de remplacement immédiate.
Plus un achat peut affecter l'activité en cas de problème, plus il mérite un niveau de pilotage élevé.
Le premier sujet de direction : la marge
Lorsqu'une entreprise souhaite améliorer sa rentabilité, le premier réflexe consiste souvent à chercher davantage de chiffre d'affaires.
Mais vendre davantage demande généralement :
- davantage de prospection ;
- davantage de temps commercial ;
- parfois davantage de stock ;
- parfois davantage de personnel.
À l'inverse, une amélioration du coût d'achat peut avoir un effet beaucoup plus direct sur la marge.
Prenons un exemple pédagogique.
Une PME réalise :
- 2 millions d'euros de chiffre d'affaires ;
- 900 000 € d'achats ;
- 1 million d'euros d'autres charges.
Son résultat avant impôt est de 100 000 €.
Une amélioration moyenne de seulement 3 % sur les achats représente :
27 000 €.
À activité constante et toutes choses égales par ailleurs, l'effet économique peut être significatif.
Le poste achats mérite donc parfois autant d'attention que le développement commercial.
→ Réduire ses coûts d'achat en PME
Le deuxième sujet de direction : la dépendance fournisseurs
Une entreprise peut devenir dépendante d'un fournisseur sans réellement s'en rendre compte.
La relation fonctionne bien depuis cinq ou dix ans.
Le fournisseur connaît parfaitement les besoins et les équipes lui font confiance.
Puis un problème apparaît :
- hausse tarifaire importante ;
- délai qui se dégrade ;
- problème de qualité ;
- arrêt d'une gamme ;
- changement d'actionnaire ;
- difficulté financière ;
- incident industriel ;
- nouvelle réglementation ;
- tension géopolitique.
L'entreprise découvre alors qu'elle ne possède aucune seconde source qualifiée.
À ce stade, le fournisseur possède souvent beaucoup plus de pouvoir de négociation que l'acheteur.
Comment savoir si votre entreprise dépend trop d'un fournisseur ?
Posez-vous quelques questions simples :
- Quel pourcentage de mes achats dépend de mes trois principaux fournisseurs ?
- Combien de temps faudrait-il pour remplacer le fournisseur numéro un ?
- Existe-t-il déjà une alternative identifiée ?
- Les plans et spécifications techniques sont-ils disponibles ?
- Le produit nécessite-t-il un moule, un outillage ou une certification spécifique ?
- Le fournisseur est-il le seul à maîtriser certaines informations techniques ?
- Quelle serait la conséquence d'un arrêt de livraison pendant deux mois ?
Si la dernière question donne immédiatement des sueurs froides, le sujet mérite probablement d'être remonté au niveau de la direction.
Le troisième sujet de direction : la continuité d'activité
Une rupture sur un composant représentant seulement quelques euros peut immobiliser un produit vendu plusieurs milliers d'euros.
La criticité d'un achat ne dépend donc pas uniquement de son montant.
Un élément peu coûteux peut être stratégique s'il est :
- indispensable à la production ;
- fabriqué par une seule entreprise ;
- difficile à substituer ;
- soumis à un délai de plusieurs mois.
C'est pourquoi une direction générale doit connaître les achats dont l'absence pourrait réellement arrêter l'activité.
Un tableau des dix fournisseurs les plus critiques peut parfois être plus utile qu'un tableau contenant les cent plus gros fournisseurs.
Le quatrième sujet : le coût complet
Le prix indiqué sur un devis ne représente pas toujours le coût réel pour l'entreprise.
Le coût complet peut également comprendre :
- transport ;
- assurance ;
- stockage ;
- contrôle qualité ;
- maintenance ;
- installation ;
- pièces détachées ;
- retours ;
- temps administratif ;
- coûts liés aux retards ;
- immobilisation de trésorerie.
Deux fournisseurs proposant respectivement 100 € et 110 € peuvent donc présenter un coût final très différent.
La direction doit s'assurer que les décisions importantes sont prises sur le coût économique global et non uniquement sur le prix facial.
→ Pourquoi le devis le moins cher n'est pas toujours la meilleure affaire
Le cinquième sujet : la trésorerie
Les achats ne consomment pas seulement de la marge.
Ils consomment également de la trésorerie.
Le dirigeant doit notamment surveiller :
- les acomptes ;
- les conditions de paiement ;
- les stocks ;
- les quantités minimales de commande ;
- les délais de fabrication ;
- les délais de transport ;
- le rythme des réapprovisionnements.
Un fournisseur proposant une remise importante contre une commande deux fois plus grande peut améliorer le prix unitaire tout en dégradant fortement le BFR.
Une bonne décision achats doit donc être évaluée à la fois sur la marge et sur la trésorerie.
→ Achats, BFR et financement des PME
Le sixième sujet : les investissements
Machines, véhicules, mobilier, équipements techniques, lignes de production ou informatique peuvent représenter des investissements importants.
Dans une PME, ces décisions sont naturellement prises ou validées par la direction.
Pourtant, la logique achats est parfois insuffisante.
On demande un devis à un fournisseur connu, puis le montant est intégré au plan de financement.
Une approche plus structurée consiste à vérifier :
- le besoin réel ;
- le niveau de performance nécessaire ;
- les alternatives techniques ;
- les différentes sources d'approvisionnement ;
- le coût complet ;
- la maintenance ;
- les pièces ;
- la durée de vie ;
- les conditions de financement.
Un investissement doit être challengé avant d'être financé, pas seulement après.
Le septième sujet : la conformité et la responsabilité
Lorsqu'une entreprise achète des équipements ou des produits destinés à son activité ou à la revente, certaines exigences techniques ou réglementaires peuvent s'appliquer.
Selon les familles de produits, il peut être nécessaire de vérifier :
- documents techniques ;
- rapports d'essais ;
- déclarations ;
- étiquetage ;
- notice ;
- traçabilité ;
- exigences européennes applicables.
La conséquence d'une erreur peut largement dépasser la valeur de la commande.
Elle peut affecter :
- la commercialisation ;
- la disponibilité du produit ;
- la responsabilité de l'entreprise ;
- la réputation ;
- la relation client.
Sur certains projets, la conformité doit donc être considérée comme un sujet de gouvernance et non comme une formalité documentaire de dernière minute.
Le huitième sujet : la qualité fournisseur
Un fournisseur moins cher n'est pas réellement économique si ses produits génèrent :
- des retours ;
- des réclamations ;
- des remplacements ;
- des interventions ;
- du temps perdu ;
- une dégradation de l'image de l'entreprise.
La direction doit donc suivre certains indicateurs de qualité sur les fournisseurs les plus importants.
Par exemple :
- taux de non-conformité ;
- taux de retour ;
- nombre d'incidents ;
- temps nécessaire à leur résolution ;
- coût estimé de la non-qualité.
Un fournisseur stratégique doit être évalué sur sa performance globale, pas uniquement sur son tarif.
Le neuvième sujet : les délais fournisseurs
Un achat en retard peut avoir beaucoup plus d'impact que quelques points de différence tarifaire.
Il peut :
- retarder un chantier ;
- bloquer une installation ;
- retarder le lancement d'une activité ;
- générer une rupture de stock ;
- empêcher une livraison client ;
- obliger à acheter en urgence ailleurs.
C'est pourquoi les délais doivent être suivis aussi sérieusement que les prix.
Un fournisseur qui livre à l'heure crée une valeur économique qui n'apparaît pas toujours immédiatement dans son devis.
Le dixième sujet : l'innovation
Les fournisseurs ne sont pas uniquement des entreprises auxquelles on demande des prix.
Ils peuvent également devenir une source importante d'innovation.
Un bon fabricant peut proposer :
- une nouvelle matière ;
- un procédé différent ;
- une réduction de poids ;
- un composant plus performant ;
- une nouvelle technologie ;
- une solution permettant de réduire le nombre de pièces ;
- une alternative moins énergivore.
Une fonction achats mature ne demande donc pas seulement : « combien cela coûte ? »
Elle demande également :
« Que pouvez-vous nous proposer de mieux ? »
Achats et innovation : pourquoi la direction doit rester impliquée
Lorsque le fournisseur propose une évolution importante, la décision dépasse souvent la simple commande.
Elle peut modifier :
- le produit ;
- le processus industriel ;
- le prix de revient ;
- la qualité ;
- l'expérience client ;
- le modèle économique.
La direction doit donc pouvoir arbitrer entre :
- économie immédiate ;
- investissement ;
- risque ;
- innovation ;
- avantage concurrentiel futur.
Le onzième sujet : la résilience
Pendant longtemps, beaucoup d'entreprises ont optimisé leurs approvisionnements principalement autour du prix.
Mais une chaîne très optimisée financièrement peut devenir extrêmement fragile.
Par exemple :
- un fournisseur unique ;
- aucun stock de sécurité ;
- une origine géographique unique ;
- aucune alternative qualifiée ;
- un délai de remplacement de plusieurs mois.
Ce modèle peut être excellent tant que tout fonctionne.
Il devient très coûteux lorsqu'un incident apparaît.
La résilience consiste donc à trouver un équilibre entre efficacité économique et capacité à absorber les aléas.
Faut-il avoir deux fournisseurs pour chaque produit ?
Non.
Cette stratégie peut être inutilement coûteuse pour des achats peu critiques.
La bonne approche consiste plutôt à identifier :
- les produits stratégiques ;
- les fournisseurs difficiles à remplacer ;
- les achats à long délai ;
- les composants pouvant arrêter l'activité.
C'est sur ces familles qu'il peut être pertinent de développer :
- une seconde source ;
- un fournisseur alternatif ;
- une solution technique de substitution ;
- un stock de sécurité adapté.
La sécurité fournisseurs doit être proportionnée au risque.
Pourquoi les achats internationaux remontent rapidement au niveau de la direction
L'international ajoute plusieurs dimensions supplémentaires :
- distance ;
- langue ;
- change ;
- transport ;
- douane ;
- Incoterms ;
- délais plus longs ;
- contrôle fournisseur ;
- risque réglementaire.
La décision ne consiste donc plus simplement à choisir entre deux prix.
Il faut parfois arbitrer entre :
- un fournisseur français à 100 ;
- un fournisseur européen à 85 ;
- un fabricant asiatique à 60.
Mais le véritable comparatif doit intégrer :
- transport ;
- stock ;
- contrôle ;
- trésorerie ;
- délai ;
- risque ;
- SAV ;
- conformité.
Le fournisseur affichant le prix usine le plus faible ne constitue donc pas automatiquement la meilleure décision.
Regard terrain : quand un achat devient soudain un problème de direction
Un dirigeant travaille depuis plusieurs années avec le même fournisseur.
Le partenaire est connu, les commandes sont simples et personne ne remet véritablement la relation en question.
Puis plusieurs événements s'enchaînent : hausse tarifaire, délais plus longs et problème sur une commande importante.
L'entreprise cherche alors une alternative et découvre qu'aucun autre fournisseur n'a été qualifié, que le produit nécessite plusieurs adaptations techniques et que changer de source prendra plusieurs mois.
Le problème fournisseur devient alors immédiatement un problème de direction générale.
Situation représentative des dépendances qui peuvent se construire progressivement dans une PME.
Comment piloter les achats au niveau de la direction générale ?
Il n'est pas nécessaire de transformer chaque réunion de direction en comité achats.
Quelques indicateurs suffisent pour conserver une bonne visibilité.
Montant annuel des achats
Combien l'entreprise dépense-t-elle réellement auprès de ses fournisseurs ?
Poids des principaux fournisseurs
Quelle part des dépenses dépend des cinq ou dix premiers partenaires ?
Évolution des prix
Les hausses sont-elles suivies et expliquées ?
Performance de livraison
Les fournisseurs livrent-ils les quantités attendues au moment prévu ?
Qualité
Quels partenaires génèrent le plus d'incidents ?
Dépendance
Quels produits n'ont actuellement aucune solution alternative ?
Stocks
Quels achats immobilisent le plus de trésorerie ?
Risques
Quels fournisseurs pourraient réellement mettre l'activité en difficulté ?
Le tableau de bord achats du dirigeant
Une PME peut parfaitement piloter sa fonction achats avec un tableau simple contenant quelques informations :
| Indicateur |
Question de direction |
| Achats annuels |
Quels montants pouvons-nous réellement optimiser ? |
| Top 10 fournisseurs |
Sommes-nous trop concentrés ? |
| Hausse tarifaire |
Quels fournisseurs augmentent plus vite que le marché ? |
| Délais |
Quels fournisseurs perturbent notre activité ? |
| Qualité |
Quels partenaires génèrent des coûts cachés ? |
| Stock |
Où immobilisons-nous trop de trésorerie ? |
| Alternatives |
Quels achats n'ont aucune seconde source ? |
| Risques |
Quel fournisseur peut nous arrêter demain ? |
Le but n'est pas de créer davantage de reporting. Il est de permettre au dirigeant de voir les sujets qui nécessitent réellement une décision.
Comment classer les achats par niveau de criticité ?
Une méthode simple consiste à regarder deux dimensions :
- l'importance économique de l'achat
- le niveau de risque fournisseur
On obtient alors quatre grandes familles.
Faible montant / faible risque
L'objectif principal est la simplicité administrative.
Fort montant / faible risque
Le potentiel de négociation et d'optimisation financière devient important.
Faible montant / risque élevé
Il faut surtout sécuriser la continuité d'activité.
Fort montant / risque élevé
Ces achats doivent recevoir une attention particulière de la direction.
Ils cumulent impact économique et risque opérationnel.
À quelle fréquence la direction doit-elle revoir ses achats ?
Pour une PME, une revue permanente de tous les fournisseurs n'est généralement pas nécessaire.
Une organisation simple peut suffire :
Tous les mois
Traiter les incidents majeurs, ruptures et hausses critiques.
Tous les trimestres
Regarder les principaux fournisseurs, les prix, les délais, les stocks et les risques.
Une fois par an
Effectuer une revue plus globale :
- principales familles d'achats ;
- dépendances ;
- benchmarks ;
- nouveaux fournisseurs ;
- besoins futurs ;
- investissements.
La régularité est généralement plus efficace qu'un grand audit réalisé uniquement lorsqu'une crise apparaît.
Quels achats la direction doit-elle personnellement valider ?
Chaque entreprise peut définir ses propres seuils.
La validation de la direction peut être pertinente pour :
- les nouveaux fournisseurs stratégiques ;
- les investissements importants ;
- les contrats longs ;
- les fournisseurs uniques ;
- les achats avec risque réglementaire ;
- les commandes mobilisant fortement la trésorerie ;
- les engagements internationaux importants.
Les achats courants peuvent ensuite être délégués selon des règles claires.
Le rôle de la direction n'est pas de tout acheter. Il est de définir ce qui nécessite son arbitrage.
Une PME a-t-elle besoin d'un directeur achats ?
Pas nécessairement.
La création d'un poste dédié dépend notamment :
- du montant annuel acheté ;
- du nombre de fournisseurs ;
- de la complexité des produits ;
- de la part des achats internationaux ;
- du niveau de risque ;
- du potentiel d'économies.
Dans de nombreuses PME, la fonction est répartie entre :
- le dirigeant ;
- la direction financière ;
- la production ;
- les équipes techniques ;
- l'administration.
Cette organisation peut parfaitement fonctionner à condition que quelqu'un possède une vision globale.
Le véritable problème n'est pas l'absence de directeur achats. C'est l'absence de pilotage achats.
Quand externaliser une partie de la fonction achats ?
Un accompagnement externe peut être utile lorsque :
- l'entreprise prépare un investissement important ;
- elle souhaite challenger des fournisseurs historiques ;
- elle veut identifier de nouvelles sources ;
- les achats internationaux deviennent significatifs ;
- une dépendance fournisseur devient préoccupante ;
- la direction manque de temps pour mener les recherches ;
- elle souhaite connaître le potentiel réel d'amélioration avant de recruter.
Il n'est pas nécessaire d'externaliser toutes les commandes.
La mission peut porter uniquement sur :
- une famille d'achats ;
- un investissement ;
- un benchmark ;
- un fournisseur critique ;
- un projet international.
Achats et expert-comptable : deux regards complémentaires
L'expert-comptable voit notamment :
- la marge ;
- les charges ;
- la trésorerie ;
- le BFR ;
- la capacité d'investissement ;
- les difficultés financières.
Il peut donc identifier qu'un poste achats se dégrade.
Mais rechercher une alternative technique, qualifier un fabricant ou négocier une chaîne d'approvisionnement ne relève pas nécessairement de son métier.
L'expert-comptable identifie souvent le problème dans les chiffres. Le spécialiste achats peut ensuite travailler sur ses causes opérationnelles.
→ Synapse Global Trade, partenaire des experts-comptables
Les erreurs de direction les plus fréquentes sur les achats
- Ne regarder les achats qu'en période de difficulté.
- Considérer qu'un fournisseur historique est automatiquement compétitif.
- Ne suivre que le prix.
- Découvrir les dépendances lors d'une rupture.
- Confondre réduction des coûts et choix du moins cher.
- Ne pas intégrer les conditions de paiement.
- Laisser les achats urgents devenir la norme.
- Ne pas disposer d'alternative pour les achats critiques.
- Ne jamais remettre en question les volumes commandés.
- Considérer la conformité comme le problème du fournisseur.
Regard terrain : le fournisseur répond toujours « no problem »
Dans les achats internationaux notamment, un fournisseur peut sembler extrêmement rassurant avant la commande.
Chaque question obtient une réponse positive : délai, personnalisation, documentation, performance ou certification.
Mais lorsqu'on commence à demander les références exactes, les rapports associés, les plans, les limites techniques ou les conditions de contrôle, les réponses deviennent parfois moins précises.
Le rôle d'une fonction achats professionnelle n'est pas de chercher quelqu'un qui dit oui. Il est de vérifier ce qui se trouve derrière le oui.
Pourquoi les achats peuvent devenir un avantage concurrentiel
Une fonction achats bien organisée ne sert pas seulement à réduire les dépenses.
Elle peut permettre à l'entreprise :
- d'obtenir de meilleurs produits ;
- de réduire ses délais ;
- de sécuriser ses approvisionnements ;
- d'innover plus rapidement ;
- de préserver sa marge ;
- de limiter son stock ;
- de mieux négocier ;
- d'accéder à de nouveaux fabricants ;
- de mieux absorber les crises.
Deux entreprises vendant le même produit au même prix peuvent avoir des niveaux de rentabilité très différents simplement parce qu'elles ne l'achètent pas de la même manière.
Comment commencer à professionnaliser ses achats ?
Il n'est pas nécessaire de lancer un projet complexe.
Commencez par cinq étapes simples.
1. Extraire les achats des douze derniers mois
Classez les fournisseurs par montant.
2. Identifier les fournisseurs critiques
Pas uniquement les plus gros : ceux dont l'arrêt poserait réellement problème.
3. Identifier les hausses importantes
Comparez les prix actuels avec ceux des années précédentes lorsque les données sont disponibles.
4. Vérifier les alternatives
Déterminez si une seconde source existe pour les achats les plus sensibles.
5. Choisir trois priorités
Il est inutile de vouloir optimiser cent fournisseurs simultanément.
Commencez par les achats qui combinent montant important, risque élevé et potentiel d'amélioration.
Comment Synapse Global Trade accompagne les directions de PME ?
Synapse Global Trade intervient lorsque le dirigeant souhaite reprendre de la visibilité et du contrôle sur certains achats professionnels.
Nous ne remplaçons pas systématiquement les fournisseurs existants et nous ne cherchons pas à importer à tout prix.
Selon la situation, nous pouvons travailler sur :
Analyse du besoin
Comprendre les produits, les contraintes et les priorités économiques.
Analyse des fournisseurs existants
Examiner prix, conditions, dépendances, risques et alternatives.
Benchmark
Comparer d'autres solutions afin de déterminer si les conditions actuelles restent compétitives.
Sourcing
Identifier de nouveaux fabricants ou fournisseurs lorsque cela présente un intérêt réel.
Qualification fournisseur
Vérifier les éléments importants avant engagement.
Analyse documentaire
Examiner les documents disponibles lorsque le produit est soumis à des exigences particulières.
Contrôle qualité
Prévoir des inspections ou vérifications proportionnées au niveau de risque.
Logistique internationale
Coordonner les différents intervenants lorsque l'approvisionnement implique une importation.
Synapse agit sur le poste achats pour rendre les projets plus finançables, les entreprises plus résilientes et la croissance plus rentable.
Les 12 questions qu'un dirigeant devrait poser sur ses achats
- Combien représentent réellement nos achats chaque année ?
- Quels sont nos cinq principaux fournisseurs ?
- Desquels sommes-nous réellement dépendants ?
- Depuis quand leurs prix n'ont-ils pas été challengés ?
- Connaissons-nous le coût complet de nos principaux achats ?
- Quels fournisseurs génèrent le plus de problèmes qualité ?
- Quels fournisseurs livrent régulièrement en retard ?
- Quels achats immobilisent le plus de stock ?
- Quels produits n'ont aucune solution alternative ?
- Quels contrats arrivent prochainement à échéance ?
- Quelles familles d'achats pourraient être ouvertes à de nouveaux fournisseurs ?
- Que se passerait-il si notre principal fournisseur s'arrêtait demain ?
Si plusieurs réponses sont inconnues, le potentiel de professionnalisation est probablement important.
Questions fréquentes sur la stratégie achats des PME
Pourquoi les achats sont-ils stratégiques dans une PME ?
Parce qu'ils influencent directement la marge, le stock, la trésorerie, la qualité, les délais, le risque fournisseur et la capacité de l'entreprise à fonctionner normalement.
À partir de quelle taille faut-il structurer la fonction achats ?
Il n'existe pas de seuil universel. Une petite entreprise peut avoir des achats extrêmement stratégiques tandis qu'une société plus grande peut disposer d'achats simples et très standardisés. L'enjeu dépend surtout des montants, des risques et de la complexité.
Une PME doit-elle recruter un responsable achats ?
Pas nécessairement. Une organisation interne simple peut suffire tant que quelqu'un pilote réellement les principaux fournisseurs, les risques et les coûts. Une expertise externe peut également être mobilisée ponctuellement.
Comment savoir quels fournisseurs sont stratégiques ?
Un fournisseur devient stratégique lorsqu'il est difficile à remplacer et que son défaillance pourrait avoir un impact important sur l'activité, même si le montant acheté reste relativement faible.
Faut-il changer souvent de fournisseur pour obtenir de meilleurs prix ?
Non. Une relation durable peut avoir énormément de valeur. Il est cependant utile de comparer périodiquement le marché afin de vérifier que les conditions restent cohérentes.
Comment réduire les risques fournisseurs ?
Identifier les dépendances, qualifier des alternatives, suivre la performance, formaliser les spécifications et prévoir des solutions de secours pour les achats les plus critiques.
Quels indicateurs achats suivre en priorité ?
Montant des achats, évolution des prix, concentration fournisseurs, délais de livraison, qualité, niveau de stock, incidents et existence de solutions alternatives.
Pourquoi les achats influencent-ils la trésorerie ?
Parce que les stocks, acomptes, quantités minimales et délais fournisseurs déterminent combien d'argent doit être engagé avant que l'entreprise puisse vendre ou encaisser.
Un fournisseur étranger est-il forcément plus risqué ?
Non. Le risque dépend du fournisseur, du produit, du contrat et de la manière dont l'opération est organisée. En revanche, distance, transport, douane et réglementation ajoutent des dimensions supplémentaires à piloter.
Synapse intervient-il uniquement pour trouver des fournisseurs en Chine ?
Non. Synapse travaille plus largement sur les achats internationaux, la qualification fournisseurs, l'analyse des offres, la sécurisation des projets et la coordination opérationnelle.
Les achats ne sont plus simplement une fonction support
Pour une PME, les achats peuvent déterminer :
- combien elle gagne ;
- combien de trésorerie elle immobilise ;
- à quelle vitesse elle livre ;
- le niveau de qualité proposé à ses clients ;
- sa capacité à résister à une rupture ;
- sa capacité à investir ;
- sa capacité à rester compétitive.
C'est pour cette raison qu'ils deviennent progressivement un sujet de direction générale.
Le dirigeant n'a pas besoin de piloter chaque commande.
En revanche, il doit savoir :
- où se trouvent les principaux enjeux ;
- quels fournisseurs sont critiques ;
- où l'entreprise perd de la marge ;
- où elle prend un risque disproportionné ;
- quelles alternatives existent.
Une fonction achats mature ne cherche pas seulement à payer moins cher. Elle aide l'entreprise à prendre de meilleures décisions.
Vous souhaitez prendre du recul sur vos principaux fournisseurs ou vos investissements ?
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